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RESPECT, TRAVAIL et SOLIDARITE.

RESPECT

"Tout être humain, sans distinction de sexe, d'âge, d’origine, de conviction, de culture, de religion ou de quel que soit sa situation sociale a droit au respect."

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Travail

"Tout travail procure l'abondance, donne l'autonomie et permet une contribution à la société."

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Solidarité

"Tout être humain est capable mais pas tout seul."

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NOS SLOGANS

: ENSEMBLE, PRENONS UN ENFANT PAR LA MAIN --- L’ AMOUR EST LE LIEN DE LA PERFECTION Tout enfant illumine nos vies, mais nous en sommes responsables, il a le droit d’éclore, de grandir, d’apprendre, de s’épanouir. A l’unisson, contribuons à ce rayonnement. Ensemble, prenons un enfant par la main, pour l’emmener vers un avenir meilleur grâce à l’école.

Ils ont parlé de ce qu'ils ont enduré et ce qu'ils ont vu

Témoignage 1

Trésor MVUMBI, 11 ans, a vécu un certain temps dans les rues de Kinshasa où il mendiait et dormait avec sa famille. Recueilli par les équipes de notre partenaire local, le petit garçon est aujourd’hui entièrement pris en charge et a pu reprendre l’école grâce à une remise à niveau. Protégé et épanoui, le petit garçon s’est confié sur son parcours et ses rêves pour l’avenir. "Je m’appelle Trésor, Trésor MVUMBI, j’ai 11 ans et je suis en huitième et je vis à MALUKU, à l'Est de la capitale à Kinshasa. Je suis pris en charge au sein du programme humanitaire depuis 2019. Avant d’être accueilli dans le Village d’Enfants, je vivais à la campagne avec ma mère et mes petites sœurs. Mon père nous a quittés il y a longtemps et il n’est plus jamais revenu depuis. Ma mère est particulièrement fragile et n’a pas d’emploi fixe. Comme la vie à la campagne était très difficile, ma famille est partie en ville pour que ma mère puisse trouver du travail. Mais elle n’a trouvé personne pour l’embaucher, alors nous avons dû mendier à MALUKU durant un certain temps et dormir dans la rue. "

J’AI VU DES ENFANTS...

Tous, depuis toujours, nous voyons des enfants: dans leur famille, dans la rue, dans les écoles, sur les terrains de jeu... Nous les avons toujours vus, les enfants, mais parfois nous ne nous sommes pas arrêtés pour leur donner la main, pour parler avec eux, pour écouter ce qu’ils ont à dire... parfois nous avons continué notre chemin avec indifférence, surtout si ceux que nous avions devant nous étaient des enfants des rues, des enfants de personne, des enfants reniés et déshérités… .

J’ai vu des enfants nés dans des services de maternité bien propres et des enfants mal nourris, des enfants qui erraient dans des marchés sordides, des enfants élégants, des enfants vêtus de haillons, les pieds rongés par les parasites, qui transpirent, sentent mauvais et luttent pour survivre. J’ai vu des enfants aller à l’école de l’alcoolisme parce que personne ne paie leurs frais de scolarité. J’ai vu des enfants chercher partout quelque chose à manger dans les poubelles et dormir ensuite sous les ponts.

J’ai vu des enfants soldats avec des uniformes tellement grands qu’ils disparaissent dedans, des enfants que le recul des rafales des kalachnikovs jetait par terre. Ils étaient intraitables, prêts à appuyer sur la gâchette.

J’ai vu des enfants malades du sida dont le péché a été de naître de parents atteints de cette maladie. J’ai vu leurs yeux enfoncés dans leurs orbites, leur peau collée aux os, et leur tête plus grosse que le reste de leur corps. J’ai vu des enfants vagabonds, sans abri. Pour les éloigner, on les a accusés d’être possédés. Je les ai vu se disputer un morceau de pain, se lamenter on pleurer un petit camarade… Est-ce que quelqu’un les entend? Pourtant, ils parlent. Ils parlent par leur façon de se déplacer, par les regards qu’ils lancent autour d’eux, par la façon dont ils sont vêtus, par leur faiblesse, par leur langage particulier. Ils disent ce qu’ils sont, ce qu’ils désirent, ce qu’ils pensent de la vie et de la mort, de la solitude et du froid, de la faim et de la nudité... Ils expriment leur joie, leur tristesse, leur angoisse, et surtout leur colère... Ils disent ce qu’ils pensent de la société qui les entoure: “Oh, qu’il est mauvais, le monde des adultes!”. J’ai vu ce monstre à la maternité Kalemba Mulumba de Kananga, ces mal-aimés de Bakwadianga à Mbujimyi, ces enfants d’un dieu subalterne de Lubumbashi sur le toit des trains... Sur le toit des trains en marche, ils courent sans peur, parce qu’ils n’ont peur de rien. J’ai vu des enfants agrippés aux camions en marche et j’ai vu le corps inanimé d’un enfant tombé d’une camionnette qui allait très vite, tué sur le coup…

Témoignage 3

« Je n’étais pas prêt » : enfant placé, il raconte le difficile virage vers l’autonomie. À Cholet, la Mission locale travaille en étroite relation avec les services de l’Aide sociale à l’enfance pour aider des jeunes au parcours chaotique à prendre le virage de l’autonomie. Placé à l’âge de 11 ans, Gaëtan, 20 ans, raconte comme il s’est retrouvé démuni à l’âge de 19 ans, quand son contrat jeune majeur a cessé.

"avais réussi à monter en haut de la montagne et on m’a fait brutalement redescendre. "Gaëtan (nom d’emprunt), 20 ans, est ce qu’on appelle " un enfant de l’ASE ". Séparé de ses parents à l’âge de 11 ans, il a écumé " une cinquantaine de lieux d’accueil. J’avais des problèmes de comportement, de politesse. Je ne tenais pas en place. Je n’arrivais pas à trouver le calme en moi… " Ce calme, c’est " un séjour de rupture, en Espagne " qui lui apportera. " On vous emmène marcher pendant trois mois. Ça m’a fait beaucoup de bien, même si je ne suis pas allé jusqu’au bout… Ça m’a stabilisé. " Au point que le garçon se lance dans un CAP vente. Son diplôme en poche, il décroche un CDI dans un bureau de tabac, à Angers. " J’avais 17 ans. Mon éducateur m’avait aidé à trouver un logement. J’aimais beaucoup cet emploi. " « Ça a été très brutal pour moi » Tout est remis en cause au bout de deux ans, quand le Département lui annonce que son contrat jeune majeur ne sera pas renouvelé. " Ils ont considéré que j’étais désormais capable de me débrouiller seul. Ça a été très brutal pour moi. Presque autant que la rupture avec ma famille. Comme une histoire de couple qui s’arrêtait. En vrai, je n’étais pas prêt. Vous savez, quand vous êtes un enfant placé, vous êtes aidé pour tout ! Du coup, vous ne savez pas faire grand-chose par vous-même… " Faute de réussir à trouver une nouvelle solution de logement, Gaëtan se résout à démissionner, pour rentrer vivre à Cholet, chez sa grand-mère, avec laquelle il a gardé contact. " C’était comme un retour en arrière… Elle me payait tout. J’ai bien réussi à trouver quelques missions d’intérim mais je dépensais tout dans des paris sportifs. " Le jeune homme l’admet sans sourciller : " Le jeu, c’était une vraie addiction. C’est la mort de ma grand-mère, en mai dernier, qui m’a donné le déclic pour arrêter…".

Infos:

LA DECLARATION DES DROITS DE L'ENFANT Le 20 novembre 1959, au cours de sa 84ème seance pleniere, l'Assemblee generale des Nations Unies a adopté, sur le rapport de sa troisieme Commission, une « Declaration des droits de l'Enfant ». Les evenements politiques survenus depuis un certain temps ont requis l'attention des Nations Unies et, partant, del'opinion mondiale sur bien d'autres sujets. II n'en est guere pourtant qui soit d'un interet permanent aussi grand que ce texte qui engage, a vrai dire, l'avenir de 1'humanite selon des principes qui, s'ils etaient universellement respectes, formeraient une humanite meilleure, plus comprehensive, plus tolérante, plus fraternelle et mieux pénétrée de ses devoirs de solidarité humaine. La Revue Internationale a juge bon, en publiant ci-apres cet acte important, d'en rememorer les termes a ses lecteurs. Les principes de cette Declaration sont, en effet, parfaitement conformes aux principes de la Croix-Rouge et l'appui du monde de la Croix-Rouge ne saurait etre refuse a une cause si juste. En voici done le texte : Preambule Considerant que, dans la Charts, les feuples des Nations Unies ont froclame a nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de I'homme et dans la dignite et la valeur de la fersonne FAITS ET DOCUMENTS humaine, et qu'ils se sont declares resolus a favoriser le progres social et a instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberte plus grande, Considerant que, dans la Declaration universelle des droits de I'homme, les Nations Unies ont proclame que chacun peut se prevaloir de tous les droits et de toutes les libertes qui y sont enonces, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation, Considerant que I'enfant en raison de son manque de maturite physique et intellectuelle, a besoin d'une protection speciale et de soins speciaux, notamment d'une protection juridique approprie'e, avant comme apres la naissance, Considerant que la ne'cessite de cette protection speciale a e'te enoncee dans la Declaration de Geneve de 1924 sur les droits de I'enfant et reconnue dans la Declaration universelle des droits de I'homme ainsi que dans les statuts des institutions et des organisations internationales qui se consacrent au bien-etre de I'enfance, Considerant que I'humanite se doit de donner a I'enfant le meilleur d'elle-meme, L'Assemblee Generate Proclame la presente Declaration des droits de I'enfant afin qu'il ait une enfance heureuse et beneficie, dans son interet comme dans I'interet de la societe des droits et libertes qui y sont enonces ; elle invite les parents, les hommes et les femmes a litre individuel, ainsi que les organisations benevoles, les autorites locales et les gouvernements nationaux a reconnaitre ces droits et a s'efforcer d'en assurer le respect au moyen de mesures legislatives et autres adoptees progressivement en application des principes suivants: Principe premier L'enfant doit jouir de tous les droits enonces dans la presente Declaration. Ces droits doivent etre reconnus a tous les enfants sans exceptions aucune, et sans distinction ou discrimination 517 FAITS ET DOCUMENTS fdndees sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, les opinions politiques on autres, I'origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance, ou sur toute autre situation, que celle-ci s'applique a I'enfant lui-meme ou a sa famille. Principe 2 L'enfant doit beneficier d'une protection spe'ciale et se voir accorder des possibilites et des facilites par I'effet de la loi et par d'autres moyens, afin d'etre en mesure de se developper d'une facon saine et normale sur le plan physique, intellectuel, moral, spirituel et social, dans des conditions de liberte et de dignite. Dans V adoption de lois a cette fin, I'inter it superieur de Venfant doit etre la consideration determinante. Principe 3 L'enfant a droit, des sa naissance, a un nom et a une nationalite. Principe 4 L'enfant doit beneficier de la securite sociale. II doit pouvoir grandir et se developper d'une facon saine; a cette fin, une aide et une protection speciales doivent etre assurees ainsi qu'd sa mere, notamment des soins prenatals et postnatals, adequats. L'enfant a droit a une alimentation, a un logement, a des loi sirs et a des soins medicaux adequats. Principe 5 L'enfant physiquement, mentalement ou socialement desavantage doit recevoir le traitement, I'education et les soins speciaux que necessite son etat ou sa situation. Principe 6 L'enfant, pour I'epanouissement harmonieux de sa personnalite, a besoin d'amour et de comprehension. II doit, autant que FAITS ET DOCUMENTS possible, grandir sons la sauvegarde et la responsabilite de ses parents et, en tout e'tat de cause, dans une atmosphere d'affliction et de securite morale et mate'rielle; I'enfant en has age ne doit pas, sauf circonstances exceptionnelles, etre si-pare de sa mere. La societe et les pouvoirs publics ont le devoir de prendre un soin particulier des enfants sans famille ou de ceux qui n'ont pas de moyens d'existence suffi-sants. II est souhaitable que soient accordees aux families nombreuses des allocations de I'Etat ou autres pour I'entretien des enfants. Principe 7 L'enfant a droit a une education qui doit etre gratuite et obligatoire au moins aux niveaux elementaires. II doit bene'ficier d'une education qui contribue a sa culture generate et lui permette, dans des conditions d'e'galite de chances, de developper ses facultes, son jugement personnel et son sens des responsabilites morales et sociales, et de devenir un membre utile de la societe. L'inter et superieur de I'enfant doit etre le guide de ceux qui ont la responsabilite de son education et de son orientation; cette responsabilite incombe en priorite a ses parents. L'enfant doit avoir toutes possibilites de se livrer a des jeux et a des activite's recreatives, qui doivent etre orientes vers les fins vise'es par Veducation; la societe et les pouvoirs publics doivent s'efforcer de favoriser la jouissance de ce droit. Principe 8 L'enfant doit, en toutes circonstances, etre parmi les premiers a recevoir protection et secours. Principe 9 L'enfant doit etre protege contre toute forme de negligence, de cruaute et d'exploitation. II ne doit pas etre soumis a la traite, sous quelque forme que ce soit. L'enfant ne doit pas etre admis a Vemploi avant d'avoir atteint un age minimum approprie; il ne doit en aucun cas etre astreint ou autorise a prendre une occupation ou un emploi qui nuisent a sa 519 FAITS ET DOCUMENTS sante ou a son education, ou qui entrave son de'veloppement physique, mental ou moral. Principe 10 L'enfant doit etre protege contre les pratiques qui peuvent pousser a la discrimination raciale, a la discrimination religieuse ou a toute autre forme de discrimination. II doit etre eleve dans un esprit de comprehension, de tolerance, d'amitie entre les peuples, de paix et de fraternite universelle, et dans le sentiment qu'il lui appartient de consacrer son energie et ses talents au service de ses semblables. » PROBLEMES MONDIAUX DE LA SANTE Lors de la quinzieme Assemblee mondiale de la Sante qui s'est tenue a Geneve, en mai 1962, avec la participation de nombreux delegue"s et a laquelle le Comite international de la Croix-Rouge etait represente, le Dr M. G. Candau a presente son rapport sur l'activite en 1961 de l'Organisation mondiale de la Sante qu'il dirige. II a souligne les progres realises dans la campagne mondiale d'eradication du paludisme et dans les campagnes de masse menees contre les maladies transmissibles, qui demeureront pendant plusieurs annees encore l'un des sujets de preoccupation de l'OMS. II a ensuite parle du probleme de Tassamissement, declarant qu'on ne saurait esperer un succes complet des campagnes contre la maladie si, pour 80% de la population du monde, les conditions sanitaires ne s'ameliorent pas considerablement. Le Dr Candau a plus longuement discute des efforts faits par l'Organisation pour stimuler ou coordonner la recherche dans les 520